Après un premier album Let Go aux allures pop, Avril Lavigne nous délivre un second opus plus rock que d'habitude : Under my skin...
Après 2 ans d'absence totale, Avril Lavigne donne enfin, en ce mois de juin 2004, une suite à son premier album, « Let Go ».
Et pour revenir sur le devant de la scène musicale et « truster » à nouveau le sommet des classements, Avril décide de lancer un premier single qui annonce directement la couleur : Don't tell me, plus rock, moins pop mais réellement séduisant, ne serait ce qu'au niveau des paroles, où un effort se fait amplement ressentir (Traduction : "N'essaye pas de me dire quoi faire, N'essaye pas de me dire quoi dire")...
Et cet album met tout en œuvre pour faire perdre l'étiquette réductrice de « teen rockeuse »qu'Avril porte depuis son précédent album : des guitares aux résonances électriques par-ci (Take me away), des cordes aux sons plus « pop » par-là (How does it feel) et même une étonnante collaboration avec Ben Moody (ex-guitariste d'Evanescence) sur Nobody Home. L'énergie et l'implication qu'à mis Avril dans l'album se ressentent, notamment sur My happy ending, titre survolté, ou encore He wasn't, une chanson presque punk aux airs de P !nk.
Mais une chanteuse reste malgré tout ce qu'elle est, même en se débarrassant de certains aspects : les « yeah, yeah » sont toujours aussi nombreux dans les textes (Forgotten) et l'album reste relativement court (40 minutes seulement) même si la présence d'une piste « cachée » lisible uniquement sur ordinateur allonge le tout. Mais qu'importe la durée, nous attendrons un éventuel 3ème album pour quelques nouveaux titres Un son détonnant et changeant, symbole d'un tournant de carrière d'Avril Lavigne, qui se démarque vraiment de Britney pour pouvoir concurrencer directement Fefe Dobson, autre rockeuse à succès.
Cet album, résolument plus rock que précédemment parvient à casser l'image d'Avril par des textes sensibles, des mélodies efficaces et, un son qui va vraiment bien avec la personnalité de la jeune rebelle. Une belle surprise que ce second opus globalement très réussi.